25 nov
2003
Musique

Joséphine la cantatrice ou le peuple des souris

Joséphine la cantatrice ou le peuple des souris de Franz Kakfka

du 25 novembre 2003 au 3 janvier 2004 à 20h30 La Péniche Opéra

Compagnie « C'est pour bientôt » mise en scène : Etienne Pommeret avec Cécile Cholet : la narratrice et Violaine Schwartz : Joséphine la cantatrice musique : Hélène Schwartz décors : Jean-Pierre Larroche assistante décors : Emmanuelle Roy costumes : Cidalia da Costa lumières: Jean-Yves Courcoux prodcution et diffusion : Catherine Hubin et Véronique Maury service de presse : Marie-Hélène Arbour

« Notre cantatrice s'appelle Joséphine. Qui ne l'a pas entendue ignore la puissance du chant. Il n'est personne que le sien ne transporte, ce qui est d'autant plus remarquable que notre espèce ne témoigne en général d'aucun penchant pour la musique… »

du 25 au 29 novembre du 10 au 13 décembre du 16 au 20 décembre les 26 et 27 décembre les 30 et 31 décembre les 2 et 3 janvier 2004

Joséphine ne chante pas, elle fait que siffler (en plus, presque comme tout le monde) elle est la grande artiste de son peuple. Le peuple des souris ne comprend rien à la musique, il n'en a aucun sens mais ne l'en admire pas moins. De même ce peuple n'a quasiment pas d'enfance et il est prématurément vieux. Joséphine est vaillant et ressembla à l'énergie que déploie la folie des enfants. Joséphine donna à son peuple courage et force, pense-t-elle alors que le peuple ne cherche que le silence et la paix que lui procure son faible sifflement, Joséphine croit que le peuple doit l'exempter de travail, le peuple laisse dire… Joséphine ? Que deviendra Joséphine ? Il y a en elle quelque chose de notre pauvre et courte enfance, quelque chose du bonheur perdu qu'on ne retrouvera jamais et quelque chose de notre vie présente, de nos activités du jour, de leur petite gaillardise inexplicable, et qui est réelle cependant et qui résiste à tous les maux, Kafka.

A la Cantatrice du « peuple des souris », Kafka attribue sa propre voix : le sifflement de Joséphine était « faible, ténu » parfois un peu rauque. Kafka n'avait rien de commun avec cette prima donna vaniteuse et capricieuse. Jamais il n'avait eu un public immense à ses pieds : il ne croyait absolument pas être poète, un représentant ou un sauveur de son peuple ; et jamais, quoique redit à toucher une pension, il n'avait prétendu se faire exempter de quelque travail que se fût pour se consacrer à ses arabesques d'ombre et de néant. Et pourtant il attribua quelque chose de lui à cette petite cantatrice vaniteuse. Si, pour elle, existait la musique, lui de même, avait aimé la littérature d'un amour exclusif. Comme les récitals de Joséphine, son récit appartenait à un art mineur, qui en apparence se distinguait à peine des manifestations de la vie. Et pourtant comme Joséphine, il savait que c'est un art : justement parce qu'il était plus ténu et plus faible que la vie, léger et presque impuissant. Créateur de silence. Son récit est spirituel, étincelant, aérien…. Pietro Ciati Edition Gallimard/Folio

La Péniche Opéra amarrée face au 46 quai de la Loire 75019 Paris Bassin de la Villette Métro : Jaurès

Réservations : 01 53 35 07 77

plein tarif : € 15,50 tarif réduit: € 11,00 tarif enfant: € 8,00

Revue de presse:http://www.liberation.fr/page.php?Article=165591


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