Amanda Piña au Festival d’Automne
Info pratique
1 Rue Victor Hugo
93500 Pantin
à savoir
Ses œuvres ont été montrées dans de nombreuses institutions artistiques de renom telles que la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain à Paris, le MUMOK Museum of Modern Art, le Royal festival Hall à Londres, Museo Universitario del Chopo à Mexico City etc… Avant de se consacrer à la performance et à l'art du mouvement, elle a étudié la peinture, ainsi que le théâtre à Santiago de Chile, l’Anthropologie du théâtre à Barcelone et la danse contemporaine et la chorégraphie à Mexico, Barcelone, Salzburg (SEAD) et Montpellier (Ex.e.r.ce Choreographic Centre Montpellier) avec, notamment, Mathilde Monnier, Joao Fiaideiro, Xavier Le Roy, Olga Mesa et Julyen Hamilton. Depuis 2013, elle est praticienne diplômée de la méthode Feldenkrais, qu'elle applique dans sa recherche sur le mouvement dans les performances, les installations et les projets vidéo. Depuis 2008, elle dirige l'espace dédié à la chorégraphie et à la performance au sein de la galerie nadaLokal, qu'elle a créée à Vienne avec l'artiste plastique suisse Daniel Zimmermann.
Frontera / Procesión – Un Ritual de Água
Décoloniser les arts et la culture : telle est l’ambition d’un projet pluridisciplinaire au long cours intitulé Endangered Human Movements, qui depuis 2014 explore les mouvements humains. Frontera / Procesión – Un Ritual de Água constitue le quatrième volet de cette recherche.
Le dernier spectacle conçu par Amanda Piña plonge ses racines dans l’histoire de la conquête et de la colonisation de l’Amérique. Il s’intéresse aux formes contemporaines de violence et de domination, à l’instar de celles que l’on trouve dans la ville de Matamoros, dans le nord du Mexique et à la frontière avec les États-Unis – là où se sont installées des usines employant une main d’œuvre bon marché, sur fond de narcotrafic. Dans une démarche qui se situe à la croisée de l’anthropologie, de l’histoire, de la philosophie, des arts visuels et de la danse, elle explore les possibilités d’une chorégraphie des frontières, en mêlant les récits coloniaux, les pratiques indigènes et la culture hip-hop. En associant à son travail des personnes en marge, des femmes en situation de précarité, de vulnérabilité et des amateurs, la chorégraphe invente un « rituel de l’eau » contemporain, imagine de nouvelles formes de solidarité, des mouvements visant à décoloniser les arts, mais aussi les corps.