La Biennale de Lyon – Passer d’un rêve à l’autre
Info pratique
69000 Lyon
à savoir
1 billet unique « biennale » à acheter sur internet ou à la billetterie.
Lieux
macLYON – Musée d’art contemporain
Les Grandes Locos
Musée des Tissus et des Arts décoratifs
Traboules des pentes de la Croix-Rousse (accès libre)
Jardin du musée des Beaux-Arts Accès libre
Institut d’art contemporain / Frac Rhône-Alpes
Musée des Confluences
Fondation Bullukian (accès libre)
Parking LPA Saint-Antoine (accès libre)
Station métro B – Gare Part-Dieu
Cour des Loges Lyon, A Radisson Collection Hotel (accès libre)
Présence d’artistes autrichien.ne.s
« Passer d’un rêve à l’autre / To pass from one dream to another » est le thème principal de cette 18e édition, sous la direction artistique d’Isabelle Bertolotti et la curatrice invitée, Catherine Nichols. S’inspirant des traboules, ces passages singuliers qui traversent cours et immeubles lyonnais, elles interrogent la manière dont on passe d’une perception à une autre, d’un rêve collectif à un autre. Lyon, ville carrefour du commerce et de l’industrie, devient le point de départ d’une réflexion sur l’économie, entendue comme l’ensemble des processus par lesquels des êtres interdépendants acquièrent, transforment et font circuler ce qui soutient leurs existences. Les artistes autrichien.ne.s ou basé.e.s en Autriche Huda Takriti, Birke Gorm, James Lewis et Lucia Kagramanyan font partie de l’édition actuelle de la Biennale de Lyon.
Huda Takriti
Le travail de Huda Takriti s’intéresse aux archives, à la mémoire et aux conditions de la construction du savoir et de la transmission des histoires entre générations. À travers l’installation, la vidéo, la sculpture, le son et le texte, elle élabore des environnements qui mettent en avant l’absence, la fragmentation et l’effacement. Plutôt que de reconstituer un récit cohérent, elle se concentre sur les lacunes et les discontinuités, interrogeant les modalités d’établissement de l’autorité et la manière dont le savoir historique se construit à partir de ce qui est conservé, omis ou tu.
Lucia Kagramanyan
La pratique de Lucia Kagramanyan se déploie à travers le son et l’installation pour explorer la mémoire, la migration et la transmission culturelle. Elle s’attache à la diffusion de la musique arménienne, en portant une attention particulière aux berceuses en tant que formes intimes véhiculant des histoires de déplacement et de soin. En abordant ces chants à la fois comme archives et comme réservoirs d’expérience, elle retrace leur circulation à travers les générations et les territoires. Par des processus de traduction et de matérialisation, la voix se construit comme un espace où mémoire et identité se déposent et se maintiennent.
Birke Grom
Travaillant à partir de matériaux résiduels et récupérés — métal de rebut, carton, céramiques brisées ou sacs de jute — Birke Gorm développe des formes sculpturales oscillant entre fragilité et monumentalité. Par des processus de collecte, de désassemblage et de reconfiguration, son travail trouble les distinctions entre déchet et ressource, ruine et valeur. En s’intéressant aux devenirs des objets, l’artiste adopte une position critique à l’égard des systèmes de production et de consommation, tout en explorant la réparation et la transformation comme gestes politiques.
James Lewis
À travers la sculpture, l’installation et le son, James Lewis analyse la manière dont les systèmes de mesure façonnent la perception et l’expérience. Son travail répond aux logiques de quantification qui réduisent des réalités complexes à des données, interrogeant les cadres par lesquels les relations entre humains, animaux et objets sont définies. Par des interventions spatiales et des environnements construits, il introduit des conditions d’instabilité où l’ordre cède à l’incertitude. Attentif aux processus d’accumulation et de stratification, l’artiste examine la manière dont les structures de contrôle s’imposent et s’érodent, ouvrant la voie à d’autres modes de relation au monde.
>> A ne pas manquer : Dialogue entre les artistes de la Biennale d’art : Birke Gorm, James Lewis et al. en anglais le jeudi 17 septembre 2026 à 15h30 à Lyon







